L’énergie, quels enjeux sur le territoire ?

Le territoire de Chartreuse est, pour l’instant, un territoire fortement consommateur et faiblement producteur d’énergie. En 2015, la consommation énergétique du territoire s’élève à environ 1000 GWh, pour une production renouvelable de 130 GWh.

La consommation est majoritairement issue du bâti (résidentiel et tertiaire) et des transports routiers. Quasiment 2/3 de cette consommation provient d’énergies carbonées, c’est-à-dire de produits pétroliers ou d’électricité non renouvelables.

 

Bois énergie

La production d’énergie renouvelable est aujourd’hui essentiellement portée par le bois énergie. C’est la première source d’énergie renouvelable en Chartreuse, avec un usage collectif, via des chaufferies bois, et avec un usage individuel très marqué.

Le territoire est essentiellement rural, avec plus de 80% de maisons individuelles sur le parc de logement total. Ces maisons individuelles sont équipées environ pour moitié d’un système de chauffage au bois. Le matériel utilisé est plus ou moins performant. Le bois énergie est également utilisé via des chaufferies collectives. Ces chaufferies collectives représentent, sur le périmètre Parc, une cinquantaine d’installations, pour une production annuelle de 15 GWh. L’usage individuel reste cependant majoritaire, avec un rendement moyen et donc une grosse marge de manœuvre concernant la réduction des consommations.

La production hydraulique est la deuxième source de production renouvelable : 12 minicentrales sont actuellement installées sur le territoire du Parc de Chartreuse, produisant un total de 20 GWh par an.

Le développement photovoltaïque

Le développement photovoltaïque est encore marginal, mais en progression significative, avec notamment de nombreuse initiatives citoyennes. En 2015, la production photovoltaïque représente à peine 1% de la production renouvelable totale. Elle est majoritairement issue d’installations de petite taille, sur des maisons individuelles en majorité. Certaines communes possèdent des installations de plus grande puissance, comme Saint Pierre d’Entremont dont le toit de l’école est équipé de panneaux solaires.

 

Le territoire assiste au développement de sociétés citoyennes de production d’énergie renouvelables, pour l’instant spécialisées sur le photovoltaïque, mais ouvertes à d’autres formes d’énergie dans la durée. Certaines sociétés citoyennes ont le label « Centrales villageoises », mis en place par Auvergne Rhône Alpes Energie Environnement (mettre lien), d’autres n’ont pas le label, mais répondent à des critères similaires, à savoir une gouvernance coopérative dans le but de développer les énergies renouvelables sur un territoire en associant citoyens, collectivités et entreprises locales.

Ainsi, le mix renouvelable du territoire est encore assez restreint : pas d’éolien, peu de méthanisation, de géothermie et de solaire thermique. Le taux de couverture (qui correspond à la quantité d’énergie renouvelable produite sur la consommation totale) est donc encore assez faible (12% en 2015).