Suivi Grand glacier Chartreuse

Le glacier souterrain du gouffre du Grand glacier en Chartreuse fait parti des sites étudiés dans le cadre des impacts du réchauffement climatique. Ce suivi engagé depuis 2014 avec l’aide du Spéléo Club de Savoie. Au total, depuis le début des mesures, ce sont 80cm de glace qui ont disparus soit plus de 20 cm par an. On assiste malheureusement en direct à la disparition de la glace souterraine de ce gouffre.

Avec le froid, la neige, la topographie interne d’une cavité souterraine et les circulations d’air qui l’affectent, il est possible de générer des appareils glaciaires souterrains. Ces systèmes glaciaires très localisés dans l’espace des cavités sont extrêmement dépendants des conditions climatiques extérieures. La présence d’hiver froids et humides est indispensable à leur maintien. Des variations annuelles du niveau de glace de ces « glaciers » souterrains sont naturelles. En conditions climatiques stables, ces variations (hausse et baisse) sont identiques et le glacier ne perd pas de masse. Mais quand le climat se réchauffent, la langue glaciaire n’a plus les conditions suffisantes pour maintenir sa masse et elle se met à fondre petit à petit, comme pour les glaciers de surface.

Deux de ces systèmes glaciaires existent sur la Réserve naturelle, un de ceux-ci est suivi depuis maintenant 6 ans, chaque année pour évaluer les variations des niveaux de glace annuels. Ce suivi du glacier souterrain du Gouffre du Grand glacier (alpette de Chapareillan) a été engagé en 2014 avec la contribution du Spéléo Club de Savoie (SCS). L’objectif de ce suivi est de suivre et documenter l’impact potentiel des changements climatiques sur ces micros appareils glaciaires, en les couplant à celui déjà engagé avec la station Phénoclim située sur l’Alpette de Chapareillan (suivi de température toute l’année – résultats sur https://phenoclim.org/fr).

L’impact du réchauffement climatique se confirme une fois de plus par l’abaissement général du niveau de la glace souterraine. Il est si rapide que certains repères, posés il y a seulement 3 ans, sont devenus inaccessibles et ont nécessité une réimplantation, 1m plus bas.

Après plusieurs années de suivis on constate :

De août 2014 à août 2015 le niveau de la glace a baissé de 19cm (24 profils de mesures)

De août 2015 à août 2016 le niveau de la glace a baissé de 27cm (26 profils de mesures)

De août 2016 à août 2017 le niveau de la glace a baissé de 29cm (22 profils de mesures)

Les 2 relevés réalisés en mai et août 2018 donnent les résultats suivants :

De août 2017 à mai 2018 le niveau de la glace a baissé de 14cm (14 profils de mesures)

De août 2017 à août 2018 le niveau de la glace a baissé de 18cm (21 profils de mesures)

Au total, depuis le début des mesures (aout 2014), ce sont 80cm de glace qui ont disparus…. On assiste malheureusement en direct à la disparition de la glace souterraine de ce gouffre. A ces mesures de niveaux de glace, des mesures de température internes de la cavité sont réalisées dans les zones de mesures de glace. On constate que le long du glacier, les températures de l’air ne sont négatives que 3 à 4,5 mois par an et dans tous les cas de figure la température annuelle moyenne est positive, proche de +0,25°C ce qui évidemment ne contribue pas à la conservation de la glace….

 

POUR INFORMATION…

Le site mesuré est fragile naturellement. Une forte fréquentation est susceptible d’accélérer la dégradation du site. Soyez respectueux, ne laisser rien et éviter des visites en groupe trop fréquentes et trop importantes.

Pour faire ces mesures, du matériel est laissé en place. Merci par avance de ne pas le toucher

D’autre part, la fonte a révélé l’existence de pont de glace suspendus dans le vide, fragilisés ce qui accentue les risques d’effondrement rendant le site dangereux par endroit. La plus grande vigilance est donc conseillée à ceux qui décide de s’y rendre.

Chien de protection de troupeau – Comportement à adopter et déclarer un incident

Dans le cadre de l’amélioration des rapports entre usagers des espaces pastoraux et chiens de protection des troupeaux, la Direction Départementale des Territoires a décidé de mettre en place un outil de collecte d’informations sur les incidents pouvant survenir lors d’une randonnée pédestre, d’une sortie VTT, d’un pique-nique ou autre.
Elle met donc à votre disposition un « Formulaire d’incident »

Vous pourrez trouver ce formulaire dans les mairies, offices du tourisme, maisons des parcs, syndicats d’initiatives, bureaux des guides, maisons de la montagne, maisons des alpages, etc.

Vous avez rencontré des problèmes avec un CHIEN DE PROTECTION DE TROUPEAU lors de votre randonnée ?

Récupérez ce formulaire et remplissez-le tout de suite par écrit en indiquant les éléments constituant cette mauvaise expérience puis remettez-le à la structure l’ayant mis à votre disposition. Le formulaire est à remplir dans les heures qui suivent l’incident.

L’objectif est de pouvoir centraliser ces données et de quantifier la fréquence, la récurrence et l’intensité de ces incidents afin de pouvoir dans un second temps, identifier les espaces où les choses pourraient être améliorées.

Rappel du comportement à adopter face aux chiens de protection (Patou)

Quel comportement adopter à l’approche d’un chien de protection :

  • descendre de vélo (ou de cheval),
  • garder un comportement calme et passif,
  • laisser le chien faire son travail d’inspection et d’identification,
  • tenir ses distances avec le troupeau, le contourner (sous la vigilance du patou).

Les chiens de protection sont un excellent moyen de protection des troupeaux face à la prédation.  Ces « gros chiens blancs » veillent en permanence sur le troupeau qu’ils considèrent comme leur famille. Face à un phénomène inhabituel, ils donnent l’alerte et s’interposent entre le troupeau et tout intrus : animal sauvage, prédateur, chien, randonneur… Leur force est la dissuasion, ils vont rarement à l’affrontement. Bien qu’impressionnants, les chiens de protection ne sont normalement pas agressifs envers l’homme.