Frelon asiatique - la Chartreuse est-elle concernée par cette espèce exotique envahissante ?

Posté le 23/05/2018 - PNR Chartreuse
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Le frelon asiatique,  poursuit sa progression sur le territoire Rhône-alpin. Outre la problématique liée à sa présence sur les zones urbanisées, il représente une véritable menace pour la biodiversité et la santé des abeilles. Un plan de surveillance et recherche de nids a donc été mis en place.

Progression

Le frelon asiatique, découvert en Ardèche en 2011 est maintenant présent sur 6 départements du territoire rhônalpin. Fin 2017, seules les Savoie ne sont pas touchées. Son développement, lent jusqu’en 2014, s’est accéléré ces dernières années. C’est une menace importance pour la filière apicole car le frelon se nourrit d’abeilles. Il n’y pas, encore, eu d’observation de frelon asiatique (individu ou nid) sur le Parc de Chartreuse, mais depuis depuis 2015, il y quelques observations et destruction de nids en Isère. Voici comment le reconnaitre.

Sur l’ensemble de la région, le nombre de nids observés en 2017 est de 414 (contre 319 en 2016). Les conditions climatiques de l’année semblent avoir été moins favorables au prédateur que celles des 2 années précédentes

Plan de surveillance

La FRGDS (Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire), en partenariat avec la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles, ont établi un dispositif de surveillance ayant pour but de repérer et détruire les nids avant la sortie des fondatrices, afin de maintenir la population de l’espèce à un niveau acceptable.

Vous informer permet le cas échéant faire remonter d’éventuelles nouvelles observations.

Les observations facilitent la localisation des nids, afin de procéder à leur destruction (durant l’été ou l’automne, avant que les femelles fondatrices ne le quittent) et ainsi maîtriser au mieux le développement de la population de frelons asiatiques.

Deux types de nids peuvent être observés :

  • Les nids primaires visibles dès les premiers beaux jours, au printemps
  • Les nids secondaires : visibles dès le début de l’été, correspondant à une délocalisation de la colonie qui abandonne le nid primaire, trop petit.

 

Crédit photo : Pierre Falatico, 2013