Suivis participatifs

Le Parc naturel régional de Chartreuse met en place un suivi participatif de la Rosalie des Alpes et du Sabot de Vénus sur le massif de Chartreuse, en particulier sur les sites Natura 2000 du Charmant Som et des Hauts de Chartreuse.
L’objectif : vous donner les informations essentielles sur ces espèces afin de nous aider au mieux dans les prospections et améliorer nos connaissances sur sa répartition.

Comment nous aider ?

Envoyez-nous vos données à accueil@parc-chartreuse.net
Les informations dont nous avons besoin sont les suivantes :

  • Date de l’observation
  • Commune, Lieu-dit (le plus précis possible ou coordonnées GPS)
  • Nombre d’individus observés
  • Le milieu de l’observation (bûches, tronc, plaine, etc.)
  • Une photo

Et toute précision que vous jugerez utile !

La Rosalie des Alpes
Rosalia alpina

Reconnaître la Rosalie des Alpes

La Rosalie des Alpes est un grand coléoptère qui appartient à la famille des Cérambycidés, plus communément appelés longicornes à cause de leurs très grandes antennes.

 

Sa taille varie entre 2 à 4 cm de l’avant de la tête au bout des ailes. Elle possède des antennes annelées de noir et de gris-bleu qui sont aussi longues que le corps, voire plus longues chez les mâles. Son corps est gris-bleu, avec 6 grandes taches noires sur les élytres.

Attention de ne pas la confondre avec les saperdes de l’orme et du tilleul qui sont plus petits et ont des tâches bien plus petites.

Où et quand observer la Rosalie des alpes ?

La Rosalie des Alpes est un insecte qui, malgré sa couleur bleue, sait se faire discrète.

Elle se trouve dans les forêts de montagne, souvent en présence de hêtres, ou dans les prairies proches sur les corolles de fleurs des plantes ombellifères. Elle paraît cependant plus rare en plaine qu’en montagne. Vous la trouverez également dans les tas de bois coupés.

Les larves de la Rosalie des Alpes sont saproxylophages : elles consomment du bois mort ou dépérissant et creusent plus particulièrement dans de vieilles branches.

Les adultes, actifs le jour, sortent entre mi-juin et août par temps chaud et ensoleillé. La période est brève et c’est le seul moment où vous pourrez l’observer.

Une espèce protégée

Comme dans la plupart des pays d’Europe, la Rosalie des Alpes est protégée en France (arrêté du 22-VII-93). Elle ne semble pas réellement menacée mais, en Chartreuse, elle est très localisée et sa répartition réelle est très mal connue.

Attention, participer au suivi consiste simplement à nous signaler vos observations accompagnées si possible d’une photo : la capture et la détention de Rosalie des Alpes ne sont pas autorisées !

Elle est par ailleurs protégée au niveau européen et est inscrite aux annexes II et IV de la Directive « Habitats Faune Flore » et à l’annexe II de la Convention de Berne.

Le Sabot de Vénus
Cypripedium calceolus

Concernant sa répartition en France, le Sabot de Vénus est très localisé dans l’est et bien présent dans les Alpes ; il est très rare dans les Causses ou les Pyrénées, par exemple.

 

La Chartreuse représente une partie non négligeable de ses populations toujours restreintes, car les habitats propices à cette espèce sont nombreux. Les connaissances actuelles permettent de dire qu’il est très localisé au niveau de la Réserve naturelle nationale des Hauts de Chartreuse où est recensée l’une des plus importantes populations de France par ses effectifs. D’autres populations beaucoup plus petites se limitant à quelques individus sont également connues.

Le souhait aujourd’hui est de compléter les données existantes pour connaître sa répartition sur l’ensemble du massif de Chartreuse pour ensuite permettre un suivi précis de l’évolution des populations.

Où et quand l’observer

L’espèce est liée principalement aux hêtraies et pinèdes sylvestres méso-xérophiles et aux lisières assez ensoleillées des boisements des étages montagnard et subalpin inférieur.

Le Sabot de Vénus s’observera en fleur de mai à juillet selon les saisons.

Une espèce protégée

Le Sabot de Vénus est une plante rare du fait de ses exigences de développement. Bien que de nombreuses graines issues de chaque pied sont dispersées par le vent, il a besoin de créer une symbiose avec un champignon mycorhizien pour se développer.

Cette orchidée est inscrite sur la liste rouge nationale et protégée au niveau national. Malgré la protection réglementaire dont elle bénéficie, elle continue d’être cueillie, voire transplantée. De nos jours, cette protection est connue par la plupart des promeneurs et les cueilleurs agissent le plus souvent en connaissance de cause. Une information régulière sur les condamnations possibles par rapport au délit que représente la cueillette d’une espèce protégée et une surveillance régulière des stations en période de floraison participent à la diminution de cette pratique.

Attention, participer au suivi consiste simplement à nous signaler vos observations : la destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout ou partie du Sabot de Vénus sont donc interdits !

Comment être sûr de reconnaître le Sabot de Vénus ?

Lors de sa floraison, il ne peut être confondu avec aucune autre plante. L’élément le plus spectaculaire de la fleur est son labelle jaune vif en forme de sabot, long de 3 à 4 cm. Les autres pièces florales sont lancéolées de couleur brun-pourpre. La plante peut mesurer de 15 à 50 cm.

À l’état végétatif, cette orchidée se repère à sa tige robuste portant de grandes feuilles ovales (de 4 à 8 cm de large et de 12 à 18 cm de long), engainantes, à nervures saillantes pourvues de petits cils. Il faut tout de même veiller à ne pas confondre la feuille du Sabot de Vénus et celle du vérâtre (Veratrum album) qui, à ce stade, sont très semblables.

Plus de renseignements sur les sites Natura 2000 :

Hauts de Chartreuse

Ubacs du Charmant Som et gorges du Guiers Mort