Avec environ
1000 exploitations agricoles sur la Chartreuse, la filière agricole, bien qu'en perte de vitesse, reste essentielle tant par son côté économique que par son rôle de gestion de l'espace.
Bien que la production laitière, d'élevage et viticole reste un axe fort, la diversité de l'agriculture du massif est un véritable atout qu'il convient de promouvoir.
En partenariat avec
les chambres d'agriculture de l'Isère et de la Savoie et au travers de l'association
Avenir de l'Agriculture en Chartreuse, un ensemble d'actions en faveur du développement agricole et de la création d'une offre de produits locaux de qualité ont été impulsées et soutenues par le Parc, qui a également fait porter son effort sur la promotion de ces productions.
La liste des éleveurs et producteurs.

Des Structures et des Hommes
Sur le territoire de la Chartreuse,
le nombre d'exploitations agricoles est passé de 1485 à 1023 entre 1988 et 2000, soit une diminution de 31 %.
En 2000, on dénombrait au total
442 exploitations professionnelles, soit 43 % du nombre total d'exploitations. La présence de l'agriculture est très hétérogène selon les communes. Six conservent une activité forte avec plus de 12 exploitations professionnelles chacune, et 4 n'en ont plus du tout.
43 % des exploitants sont des pluriactifs et si le secteur garde encore son caractère familial, l'emploi salarié a augmenté de 8 % entre 1988 et 2000. Malgré l'installation depuis 10 ans (hors secteur viticole) d'une cinquantaine de nouveaux agriculteurs qui pour beaucoup vont dans le sens de la diversification des productions,
le nombre d'actifs agricoles est toujours en diminution (le Parc est intervenu auprès de 27 exploitants pour les accompagner dans leur installation).
Les Productions
Si les productions laitières et viticoles restent prépondérantes en Chartreuse, des productions assez variées existent sur le massif.

De façon dispersée une quarantaine d'exploitations s'adonnent à l'élevage caprin, ovin, à l'apiculture, à la culture de fleurs, de plantes aromatiques et de petits fruits, à l'élevage d'escargots.
En 2000, l'ensemble du territoire de Chartreuse comptait
6653 vaches (dont 2918 vaches nourrices) et 2544 brebis mères. Si le nombre de vaches laitières a diminué de 29 % entre 1988 et 2000, la production de lait a peu régressé du fait d'une forte restructuration de la filière. Les 120 exploitations répertoriées en 2004 ont eu une production de 17,8 millions de litres de lait.
L'élevage est aujourd'hui pratiquement absent du Grésivaudan. Cette évolution en Chartreuse est sans doute le critère qui caractérise le mieux l'évolution de la pression foncière d'une part et de l'entretien du territoire d'autre part. En chartreuse tous les animaux présents pâturent et sont nourris à base d'herbe.
En ce qui concerne la production viticole, 5 communes sont concernées (trois font déjà partie du Parc et deux sont dans le périmètre de révision de la charte). En 2000 environ
130 exploitations viticoles exploitaient 700 hectares de vigne.
Les communes de Myans, Apremont, Chapareillan, Les Marches et St Baldoph, sont toutes cinq situées dans le périmètre de l'AOC « Vin de Savoie », créée en septembre 1973. Les spécialités sont les crus Abymes et Apremont qui sont issus d'un même cépage blanc, le jacquère.
En 2004 la production de vin AOC a été de
18525 hl sur la commune des Marches,
2290 hl à St Baldoph et
11 329 hl à Chapareillan.
Là encore la pression urbaine est problématique, tant par les conflits d'usage qui peuvent apparaître que par les prix des terrains en hausse.
Données conjoncturelles

Côté atouts, l'agriculture de Chartreuse bénéficie d'une dynamique collective portée par
l'association « Avenir de l'Agriculture en Chartreuse ». Cette association reconnue par les instances du Parc a su
fédérer un grand nombre d'agriculteurs et permet d'avancer sur des projets d'ordre économique. De plus, la moyenne d'âge relativement jeune et le dynamisme des agriculteurs du territoire liés à une diversité des productions de qualité jouant sur la complémentarité ne peut qu'être bénéfique.
La modernisation des installations, l'existence de zones agricoles bien définies, l'image et la notoriété du territoire ainsi que la proximité d'agglomérations importantes, sont autant de forces sur lesquelles le secteur agricole peut s'appuyer.
Du côté des faiblesses les risques de déprise sont réels. Dans certaines zones, la densité, insuffisante pour constituer un maillage efficace est à l'origine d'un enfrichement difficile à contrôler, ce qui n'incite pas à de nouvelles installations. Le manque d'attrait de l'élevage bovin menace la qualité des paysages.
De plus, le territoire de la Chartreuse, de par son relief et sa pression urbaine crée des difficultés d'exploitation. Sur le massif les produits agricoles sont trop peu valorisés, avec seulement 1/5 e des productions transformées en Chartreuse.
Enfin, le territoire du Parc, réparti sur différents bassins de vie et superposant divers découpages politiques, n'est pas toujours reconnu comme une entité unique par les interlocuteurs « administratifs » de l'agriculture.
Les actions phares du Parc depuis sa création.